Napoléon Bonaparte : aux origines de la légende

A l’origine...

Napoléon Bonaparte est né à Ajaccio en 1769, un an après que les Français aient repris l’île aux Génois en écrasant les troupes du chef corse Paoli à Ponte Nuovo et en l’exilant. Le père de Napoléon, Charles-Marie Bonaparte, dit aussi Carlo-Maria de Buonaparte, proche collaborateur de Paoli, fuit alors le lieu de la bataille avec sa femme enceinte afin d’échapper à l’armée française victorieuse. Par la suite, il parvint à s’entendre avec les Français, devint un représentant de la noblesse corse nouvellement désignée à l’Assemblée nationale et utilisa ses contacts avec le gouverneur français pour obtenir une éducation gratuite.

Napoléon Bonaparte, l’enfant d’Ajaccio au destin hors du commun

À l’âge de 9 ans, Napoléon reçoit alors une bourse de l’académie militaire de Brienne, une institution spécialement créée pour enseigner aux fils de la noblesse française les responsabilités de leur statut. Le jeune fils d’origine italienne et issu d’un ménage corse utilise alors bien son temps et quitte Brienne pour entrer à l’École Militaire exclusive à Paris. À l’âge de 16 ans, il est affecté à l’artillerie. À l’âge de 20 ans, la révolution éclate à Paris et c’est le début d’une carrière remarquable.

Napoléon, toujours opportuniste et ambitieux, obtint l’autorisation de son régiment, rentra à Ajaccio, rejoignit le mouvement jacobin local et - cherchant un colonel dans la milice corse - défendit avec enthousiasme les intérêts de la Révolution. Élu commandant en second de la milice volontaire, Napoléon est impliqué dans une tentative infructueuse d’arracher le contrôle de la citadelle à des sympathisants royalistes. Il a ainsi été largement blâmé. En juin 1793, Napoléon et sa famille sont renvoyés sur le continent par les paolistes.

Napoléon renonce aussitôt à toute allégeance particulière qu’il eut pour la Corse. Il a francisé l’orthographe de son nom, préférant Napoléon à son nom de baptême Napoleone Buonaparte. Et, même s’il devait parler plus tard avec nostalgie des odeurs de la campagne corse, il mit la ville de sa naissance à savoir Ajaccio, au quatrième rang des lieux sur lesquels il souhaitait être enterré.

Né le 15 août 1769 à Ajaccio, Napoléon Bonaparte décédé à Longwood, île de Sainte-Hélène le 5 mai 1821 (à 52 ans) où il était retenu prisonnier (exilé). Il repose depuis, au tombeau des Invalides.

Commémoration et Circuit Impérial à Ajaccio

Durant votre séjour en Corse à Ajaccio, en Corse du sud, n’hésitez à entreprendre le Circuit Impérial retraçant la vie de Napoléon Bonaparte enfant. Une promenade historique commençant à l’échauguette de la citadelle. Il faut savoir qu’il n’est aujourd’hui pas possible de visiter la citadelle étant occupée par l’armée. Il est toutefois possible de se promener le long du boulevard Danielle Casanova et du quai Napoléon.

Petit détour à ne pas manquer, le musée du Capitellu, un charmant petit musée privé installé dans un bâtiment datant de l’époque génoise. On n’oubliera pas non plus le musée A Bandera. Les grandes figures historiques de la Corse, Sampiero Corso, Pascal Paoli et Napoléon Bonaparte y sont figurées.

Un circuit qui se prolonge rue Saint-Charles devant la maison familiale de l’Empereur qui devint un musée national en 1967. Plus loin, la cathédrale d’Ajaccio lieu de culte de la famille Bonaparte et où fut baptisé le jeune Napoléon. Rendez-vous ensuite jusqu’à la rue Bonaparte, « la Carrughiu drittu ». Débouchant sur la place du maréchal Foch où trône la fameuse statue de Bonaparte aux Lions puis plus loin le palais Fesch, dominant le port et largement ouvert sur la ville.

A la Chapelle impériale, sépulture familiale des Bonaparte, des messes continuent d’y être célébrées chaque année aux dates anniversaires de naissance et de mort de Napoléon.

Si vous visitez Ajaccio au mois d’août, ne manquez pas la Parade napoléonienne dans les rues d’Ajaccio ainsi que les journées napoléoniennes ! Cette année d’ailleurs, Napoléon fête ses 250 ans à Ajaccio.

© Robert Palomba Photographe